Surtout, vous ne voulez pas vous tromper, commettre une erreur. Je connais, je suis passée par là.
Les semaines passent, vous faites et refaites mais votre activité n’avance pas.
Vous travaillez sans cesse mais ne passez que très rarement à l’action.
Le perfectionnisme peut très rapidement devenir épuisant et usant.
Vous vous retrouvez à tourner et retourner les scénarios dans votre tête, vous êtes constamment en train de chercher comment améliorer cette présentation, cet article, cette offre…. Résultat ? Ben justement, pas de résultat !
Voici 5 façons de dire adieu à votre perfectionnisme :
1. Je travaille ma vision, ce que je veux donner.
Le perfectionnisme gagne du terrain quand on se noie dans les détails.
Quand il pointe le bout de son nez, souvent derrière se cache un message :
es-tu sûre de vouloir faire ça, d’y aller ?
Quand vous vous surprenez à vouloir que tout soit parfait, demandez-vous :
- Pourquoi est-ce que je veux faire cette activité ?
- Quelle vie je veux créer pour moi-même ?
- Quelles émotions ai-je envie de ressentir ?
- Qu’est-ce que je veux apporter avec mon activité ?
- Qu’est-ce que je veux donner ?
Votre mission de vie professionnelle est essentielle pour avancer. C’est elle qui vous donne l’énergie, l’enthousiasme, la créativité. C’est aussi elle qui va vous permettre de lever la tête du guidon, de prendre conscience que quand on se concentre sur l’autre, sur ce qu’on veut donner, on n’a plus peur de se montrer, de prendre sa place, de se tromper.
2. Je reviens dans mon corps.
Pour moi, le perfectionnisme est le signe que notre mental a pris le pouvoir sur notre coeur et nos tripes.
C’est le signe que nous tournons comme un hamster dans sa roue et que nous nous sommes déconnectées de la réalité.

Quand je me surprends à peaufiner et repeaufiner à outrance un document, je quitte direct mon bureau pour prendre l’air, ne serait-ce que 5 mns pour inspirer profondément sur ma terrasse.
Retrouvez vos sensations, prenez du temps pour faire ce que vous aimez et si rien ne vous vient à l’esprit, allez simplement faire le tour du pâté de maisons.
3. J’accueille cette part de ma personnalité.
Si comme moi, vous êtes plutôt réservée, si vous préférez les petits comités aux grandes réunions, si vous vous ressourcez dans le calme et la solitude, alors il se peut que vous ayez une certaine appréhension à aller vers les autres.
Le perfectionnisme peut être une façon de se cacher, de rester à l’abri derrière son ordinateur plutôt que d’aller à la rencontre de vos futurs clients ou partenaires.
Si vous sentez que c’est le cas, vous avez besoin de travailler sur votre niveau d’énergie.
Plus vous vous sentirez ressourcée, plus vous serez capable de vous ouvrir aux autres.
4. J’accepte l’incertitude.
Lancer son activité, c’est sauter dans l’incertitude : quel chiffre d’affaires à la fin du mois ? quelles décisions prendre ? quels investissements faire ? qui contacter ?
Le perfectionnisme est parfois un moyen de chercher à réduire les risques et l’incertitude. Mais le jour où j’ai compris que cette incertitude est la nature même de l’entreprenariat, qu’être à son compte, ça voulait dire accepter de ne pas tout maitriser, alors j’ai compris que le perfectionnisme, loin de m’aider, me desservait.
En effet, le moyen de réduire cette incertitude est d’agir : plus souvent, plus régulièrement. Plus vous allez tenter de nouvelles expériences, mettre en place de nouvelles actions, tester de nouvelles stratégies, apprendre de vos erreurs et recommencer, plus vous développerez cette sécurité intérieure qui vous permettra de savoir que « Oui vous avez les ressources pour faire face et pour réussir ! »
5. Je privilégie l’authenticité.
Quand j’ai quitté le monde de l’entreprise, j’avais un niveau d’exigence très élevé en terme de marketing et de communication. J’ai travaillé pour des multinationales et quand j’ai créé Rêv’elle Coaching, je voulais que tout soit parfait, pro, lisse, impeccable…… crédible, légitime …. 😉
Et puis, je me suis souvenue que j’avais quitté ce monde car il manquait, pour moi, de sens et d’humain.
J’ai donc compris que ce que je voulais transmettre, ce n’était pas une image impeccable mais une image vraie, authentique. Je voulais que mes clientes me connaissent comme je suis, je voulais transmettre le message qu’on pouvait réussir en étant soi-même.
Ce changement de perspective a été libérateur. Depuis, je n’ai pas besoin que tout soit parfait, j’ai besoin que ça me ressemble, que ce soit aligné avec mes valeurs et ce en quoi je crois.
Ca parait tout simple mais ça m’a véritablement débarrassé de mon obsession de la perfection !
Sentez-vous, vous-aussi, que le moment est venu de lâcher prise et de laisser votre perfectionnisme de côté ? Comment allez-vous faire ? Partagez-le ici !
Merci pour ces rappels importants. Le quatrième point peut parfois être difficile mais il reste primordial. En effet, parfois il faut sauter dans l'inconnu et se faire confiance. L'une des citations qui m'a beaucoup aidé est la suivante : "L'oiseau perché dans l'arbre ne craint pas que la branche casse parce que sa confiance n'est pas dans la branche mais dans ses propres ailes!"
Au plaisir de vous relire très bientôt
Merci Michele pour cette belle citation!
Merci beaucoup Nathalie pour cet article.