Reprendre confiance, trouver sa place et vivre de sa passion
"Si vous avez une passion, c'est que le monde en a besoin".

Florence Gindre : expatriation et reconversion professionnelle.

J’ai rencontré Florence lors d’une réunion des “Mampreneurs”. Nous nous sommes découvertes une passion commune pour l’écriture.
Je vous laisse lire le récit de ses “aventures” de biographe, écrivain et infographiste, un récit qui commence à ….Prague

 

Florence, tu as changé radicalement de carrière professionnelle, qu’est-ce qui a motivé ce changement ?
Ce changement est le fruit d’une longue maturation. Ce n’est pas venu sur un coup de tête même si je me suis jetée à l’eau lors du passage à l’acte.
J’ai un diplôme d’ingénieur paysagiste. Un fort beau métier mais j’y suis arrivée par hasard, au gré des orientations scolaires et des réussites aux concours.

Quel a été le déclic, le moment où tu t’es dit «ça y est, je le fais» ?

Une fois mon diplôme en poche, j’ai su que je changerai de métier, un jour. Mais je ne savais pas quand ni pour quoi exactement.

C’est une expatriation qui a été le déclic du « quoi ». En 2007, nous sommes partis vivre 3 ans en république tchèque et je ne pouvais pas y exercer ma profession (pour cela, j’aurais dû parler couramment le tchèque et ceux qui le connaissent un peu savent que c’est fort difficile). J’ai donc fait ce que j’aimais, naturellement, sans me poser de questions. Je posais, sans le savoir, les bases de ma future société : l’écriture, les entretiens biographiques, l’infographie.

De retour en France, en 2010, j’ai eu beaucoup de mal à travailler de nouveau dans ma branche, mais j’ai réussi. J’ai profité d’un autre déménagement en 2012 pour ne pas rechercher de nouveau dans le paysage. C’est donc en arrivant sur Nice que j’ai créé ma société.

Quelles sont les plus grandes difficultés que tu aies eu à surmonter ?

La paperasserie administrative lors de la création est tout simplement affolante. Et peut faire peur.
L’autre grande difficulté est le démarchage. Ce n’est pas du tout évident de se vendre lorsqu’on n’a pas l’âme commerciale.

Comment as-tu fait ?

Je me suis entourée.

Pour la création d’entreprise, je suis allée chercher les réponses dans les réseaux d’entreprenariat au féminin. Il y a beaucoup d’entraides, cela fait plaisir à voir.

Pour le démarchage, j’ai contacté d’autres personnes dans le même cas que moi, j’ai noté comment elle faisait. Et j’essaie de l’appliquer.

Comment ta famille et tes proches ont-ils perçus ce changement ?

Ils m’ont encouragée. Cependant, il me reste à faire mes preuves sur plusieurs années avant qu’ils ne considèrent plus cela comme un hobbie pour moi (je m’avance peut-être, mais c’est mon impression).

Aujourd’hui te sens-tu biographe à 100 % ?

Non, ma société est plus complexe que cela. Je suis biographe, mais aussi écrivain et infographiste.
Par contre, oui, ma société est mon devenir.

Quels sont les domaines sur lesquelles tu penses devoir encore avancer ?

Tout le côté commercial ! C’est vraiment ma bête noire.

Quels conseils donnerais-tu à celles qui sont sur le point de tout quitter ? 

J’imagine que si elles sont sur le point de tout quitter, c’est que le projet est déjà bien mûr ; je leur dis donc : « Allez-y ! Même si ce n’est pas toujours facile, c’est agréable de faire ce qu’on aime. »

 

Florence vient de publier deux livres :

« De retour chez soi », un livre sur le retour d’expatriation

et « Regard voisin féminin : A la rencontre des Pragoises », une mise à jour de l’édition publiée en 2011, co-écrit avec Helena Vadurova : un guide soci-culturel sur Prague et ses habitantes.

On peut se les procurer en version numérique ou version papier  sur Amazon :

Plus d’infos sur Florence et ses services : www.florencegindre.fr ou sur le blog.

Retrouvez d’autres témoignages d’entrepreneures ici.

 

A lire également :
Reconversion professionnelle : comment garder le cap dans la tempête.

1 commentaire
    Laisser une réponse